SITUATION

GÉOGRAPHIQUE

HISTOIRE

 La première nouvelle historique à propos d’Hernani date du 17 avril 1014, sur un document de l’époque: Le roi Sancho III de Navarre a fait donation d’un petit monastère qui se trouvait "in finibus Ernani ad litus maris", c’est-à-dire, dans les confins d’Hernani, sur le bord de la mer. Cette petite église sera les siècles suivants la source d’une petite ville, aujourd’hui Saint-Sébastien. Malheureusement, l’acte constitutif de la Ville est disparue pendant l’un des nombreux incendies qu’a souffert la ville, mais on croit qu’il pourrait dater du XIIème.
D’après les recherches qu’on a fait à ce sujet, le nom d’Hernani, plutot qu’un village désignait un territoire, placé entre les rivières Urumea et Oria, qui s’étendait depuis Arano (Navarre) jusqu’au bord de la mer.
Jadis, quand Hernani a été créé, la province de Gipuzkoa était politiquement reliée au Royaume de Navarre. Sur le point de vue ecclésiastique, cette région était disputée entre Pampelune et Bayonne.
Hernani a toujours eu trois sources économiques: l’agriculture, la pêche et l’industrie du fer. Sur un parchemin du 1388 on peut lire deux contrats réalisées à la forge d’Errotaran. Hernani possédait un port fluvial sur l’Urumea où on construisait des bateaux et se déroulait un très important commerce de blé et d’autres marchandises. Hernani et son port étaient la sortie commerciale de Navarre vers la mer. La Nef Capitaine de "La Armada Invencible" (envoyée par Philippe II pour essayer d’envahir l’Angleterre) avait était construite dans les chantiers du port d’Hernani.
Tout au long de son histoire, Hernani a souffert beaucoup de batailles et de luttes. L’année 1512 était détruit par un bataillon de 15.000 soldats de l’Armée Française. La dernière invasion s’est passée le 1813: au passage de l’Armée Française, un vieux "hernaniarra" avec sa vieille espingole est monté sur le toit à côté du 46, Calle Mayor et il a tiré sur le maréchal Bessières, commandant de l’Armée du Nord.
Pendant le XIXième siècle Hernani a souffert les deux guerres carlistes, par suite de sa proximité à Saint-Sébastien. Hernani était libéral et les fermes ont été brûlées.
Au début de notre siècle, il y avait 3000 habitants; c’était une société dont la seule langue était l’euskera (langue basque); la plupart des gens ne connaissaient pas l’espagnol. Après la guerre civile, qui s’est passée du 1936 au 1939 à cause du soulèvement du général Franco, pendant les décades 50 et 60 et à la suite de l’industrialisation, il y a eu une grosse immigration vers Hernani, ainsi que vers toute l’ Euskalerria (Pays Basque). Il s’agissait des ouvriers qui venaient de l’Extremadure, et la Vieille-Castille et qui ont fait croitre de nouveaux quartiers dans la banlieue. Ces ouvriers-là ont apporté leurs coutumes et leur langue. L’euskera était interdit (Dictature fasciste pendant 40 ans) et persécuté et la ville a éprouvé un changement très important en profit de la culture espagnole .


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HERNANI, sagardoaren lurraldea.
Jon Garmendia Olarra, 2000. jongar@jet.es